#3
JUIN 2005

 


Bonjour à tous !

Cette lettre spéciale pour un évènement spécial : le bicentenaire de la naissance de notre ancêtre Victor Baltard.
Au menu : les repères biographiques, un texte qui retrace la carrière de Victor, les évènements organisés pour ce bicentenaire, ainsi que des pistes pour en savoir plus. Bonne lecture !

Guillaume

 
Spécial
Bicentenaire
Victor baltard
1805 - 1874
 

Repères biographiques :

19 juin 1805 Naissance à Paris
1833 Il remporte le grand prix de l'école des Beaux-Arts
  Enseignant de Jules de Mérindol
1834 à 1838 Il séjourne à Rome en tant que pensionnaire de la Villa Médicis sous la direction de Dominique Ingres
1838 à 1855 Restauration de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (Paris Ier), en collaboration avec Jean-Baptiste Lassus
1844 Restauration de l’église Saint-Eustache (Paris Ier)
1849 Il devient architecte de la ville de Paris
1849 à 1854 Il est également architecte diocésain pour le palais épiscopal et le grand séminaire mais ce poste lui sera retiré car l’administration des cultes considère qu’il attache trop peu d’importance à ces travaux.
1852 à 1872 Réalisation des pavillons des halles de Paris
1863 Il est élu à l’Institut
1869 Tombe du compositeur Louis James Alfred Lefébure-Wely au Cimetière du Père-Lachaise
1860 à 1871 Construit l’église Saint Augustin
1861 à 1868 Restauration de l’église Saint-Étienne du Mont (Paris Vème) : il dirige les travaux de construction de la chapelle des Catéchismes et restaure la façade de l’église
1863 Façade de Notre-Dame des Blancs-Manteaux (Paris IVème) : elle est remontée et provient de l’église des Barnabites qui devait être démolie
  Restauration de l’église de Saint-Germain-des-Prés
  Restauration de l’église Saint-Séverin
  Restauration de l’église Saint-Paul-Saint-Louis (Paris IVème) : il s’occupera principalement du réaménagement du chœur et de la réfection de la façade.
13 janvier 1874 Décès à Paris

« Fils d’un des architectes les plus réputés de la génération néo-classique, Victor Baltard entre à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1824 pour en sortir dix ans plus tard, en 1833, titulaire du prix de Rome. Cet « admirateur passionné de l’œuvre très classique d’Ingres » (selon le jugement du baron Haussmann) était d’abord un homme de savoir et de culture. Peintre et architecte, il ramènera de son long séjour en Italie une vision unitaire du rapport entre l’architecture, le décor et les arts majeurs : en témoignent ses études sur la décoration des Loges de Raphaël (Salon de 1844), ainsi que l’abondante monographie qu’il a consacrée à la Villa Médicis (1847).

Entré à la ville de Paris dès 1842, il prend sept ans plus tard la succession d’Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869) au poste enviable d’architecte de la ville de Paris, chargé des églises. C’est à ce titre qu’il engage la même année le spectaculaire programme de décoration polychrome de l’ancienne abbatiale Saint-Germain-des-Prés, dont il confie l’abondant volet pictural à l’un des meilleurs élèves d’Ingres, Hippolyte Flandrin (1809-1864). Puis il effectue la transformation du chevet de Saint-Leu/Saint-Gilles (1858) à l’occasion du percement du boulevard de Sébastopol, ainsi que la restauration de Saint--Eustache (à partir de 1859) après l’incendie qui en avait détruit les couronnements ; il interviendra également à Saint-Séverin et à Saint-Étienne-du-Mont.

Ce décorateur virtuose, proche des peintres et des ornemanistes avec lesquels il travaille au quotidien, est aussi l’artisan de la fête impériale : mariage de l’Empereur (1853), visite de la reine Victoria (1855)1, baptême du Prince impérial ou retour des troupes de Crimée (1856). De l’architecture, il est passé aux arts décoratifs en dessinant l’illustre berceau en forme de nef offert à l’héritier par la ville de Paris (musée Carnavalet) ou le surtout de table destiné au préfet de la Seine.
Pourtant, sa carrière avait déjà pris un autre tour lorsqu’il avait été chargé, à partir de 1844, de dessiner les pavillons des Halles – en collaboration avec Félix Callet (1792-1854). Au terme de longs débats qui voient s’opposer les projets sur ce site majeur de la capitale, c’est la construction en fonte (1853) des célèbres « parapluies » de Baltard qui s’impose comme le modèle d’une architecture moderne faisant appel aux produits de l’industrie : brique, verre, fonte et acier. L’élégance de la structure aérienne, raidie par des tirants d’acier, a fait le tour du monde en générant une famille d’édifices que la disparition absurde des Halles de Paris2 n’a pu que valoriser – au moins, dans notre imaginaire.

L’église Saint-Augustin (1862-1871), ornement d’un des quartiers les plus luxueux de la capitale, allait permettre à l’architecte de fusionner ces deux approches en démontrant tout à la fois ce sens inimitable de la légèreté de la structure qui lui appartient en propre et le goût si savant de sa génération pour un décor peint et sculpté, épuré par le travail exigeant du contrôle de la forme. Austère et monumentale, traversée de lumières crues et d’ombres fortes quand elle n’est pas métamorphosée par la scénographie du mobilier ou de l’éclairage artificiel durant les cérémonies, elle est l’une des plus grandes réussites de l’art du Second Empire.

Nommé en 1859 directeur du Service d’architecture de la ville de Paris, à la tête d’une équipe de vingt-cinq prix de Rome, Baltard atteint la consécration que reflètera son élection, quatre ans plus tard, à l’Institut. Cet homme qui avait si bien, et de manière si exigeante, exprimé l’art du Second Empire ne lui -survivra guère. De son œuvre essentiellement parisienne de décorateur et d’architecte, il nous reste quelques intérieurs d’église et un vaste monument, ainsi que les débris des pavillons de fer remontés à Nogent. Il s’y révèle le contemporain talentueux d’un Duban ou d’un Labrouste, mais aussi le rival d’un Viollet-le-Duc – avec lequel il partage, beaucoup plus qu’il n’y paraît, toute une vision de l’art et de l’architecture moderne.

François Loyer
Conservateur général du patrimoine, secrétaire général de la Commission du Vieux Paris
»

source : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2005/baltard.htm


Les événement organisés ce week end autour de baltard, à Paris :

Les 200 ans de Victor BALTARD (1805-1874 )Week-end autour de l’architecte français, préparé par Le Pavillon Baltard et le Centre Pompidou. Le Centre Pompidou et l’Union Régionale des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement organisent dans le cadre de leurs "promenades urbaines" deux parcours consacrées à Victor Baltard.

• Samedi 18 Juin 11h à 18h - Paris
Connu pour la construction des halles centrales de la capitale, il fut longtemps chargé des édifices religieux parisiens. À ce titre, il éleva Saint-Augustin, restaura nombre d’églises, en transforma d’autres...Parcours parmi ses principales réalisations culturelles avec Marc Le Cour, historien de l’architecture et Yves Clerget du Centre Pompidou.
• Dimanche 19 Juin – Nogent-sur-Marne
Au milieu du 19ème siècle les lignes de chemin de fer Paris-Mulhouse et Bastille-Varenne précipitent une foule de parisien en mal de nature sur les bords de Marne.
• 11h à 12h30 : Visite du site et des villégiatures
• 14h : Visite du Pavillon Baltard et poursuite de la visite en bords de Marne avec Solange Jungers, historienne de l’architecture et Yves Clerget du Centre Pompidou.
Aux alentours de 15h00 : prestation à l’Orgue du Gaumont Palace par Bernard Dargassies.
Pour ces deux visites complètes, inscription à l’URCAUE 01 48 32 40 82
Pour la visite guidée et commentée du Pavillon Baltard uniquement : entrée libre de 14h à 17h
Informations : 01 43 24 63 71

Promenade urbaine commentée : cycle Baltard organisé par le centre Pompidou le 18 juin


Pour aller plus loin :

• Un livre qui lui est consacré, dont une partie écrite par lui, et que vous pouvez acheter en cliquant ICI
• Un autre livre sur Louis-Pierre et Victor : Pinon, Pierre Louis-Pierre et Victor Baltard, Monum. Editions du Patrimoine, Paris (France) , ISBN 2-85822-706-3, 2004.

• Une dédicace écrite à Baltard... Intéressant ?
Réf : 2601 en vente chez : Librairie Levollant - Cliquez ici - Puy-Saint-Martin, France - 04 75 90 49 56

• Maîtrise soutenue en 1995 par Julie Noesser "Victor Baltard, architecte du 19ème siècle" (128p., Dir. Démier), voir p17 de la liste des mémoires soutenus à Paris X.

De vieux clichés des halles

Le fonds Baltard des archives nationales
• Description du Fonds Baltard, page 14 de ce fichier des archives nationales

• Un site de généalogie d’autres descendants de Victor Baltard.

Pour les voyageurs curieux :
• Villa Médicis à Rome; dessinée, mesurée, publiée et accompagnée d'un texte historique et. explicatif; par Victor Baltard. Paris, 1847
A la page 33 de ce fichier on découvre ce qu’on peut trouver si on va à Chicago….

• Martine Alexandre a un restaurant dans lequel elle a mis des esquisses de son ancêtre Baltard



 


Rappels :

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